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Itinérance et déconnexion



Partir, loin, longtemps, lentement :


9 jours, 8 nuits… c’était le pari un peu fou de l’itinérance au long cours programmée pour ce mois de juin 2024, c’est-à-dire très exactement 2 ans après la première croisière d’Escondida avec des passagers (voir le post « https://www.escondida-croisieres.com/post/trois-jours-entre-étang-et-canal »).



Partir loin, sur le Canal du Midi, ne se mesure pas en kilomètres. Nul besoin de vols long courrier pour avoir la sensation de voyager ailleurs, pour découvrir des paysages variés et pour rencontrer des gens passionnés.


Partir longtemps, parce que le temps se dilue au fil des canaux, et le voyage confine rapidement à l’infini : perte des repères temporels, du décompte des jours, des heures.


Partir lentement, car c’est là tout le secret de cette navigation silencieuse et lumineuse.


Nous partîmes de Bouzigues, un lundi, sous le soleil et le vent de l’Etang de Thau.


Nous quittâmes le bord à Carcassonne, un mardi, sous un soleil de plomb.


Entre les deux, un festival de découvertes pour nos deux passagers, des écluses de Fonséranes à la cité de Minerve, en passant par le hameau de Poilhes et celui du Somail, par le tunnel de Malpas et le phare des Onglous. Tant de lieux secrets, de librairies improbables (le Somail) ou de collégiales inachevées (Capestang).


A bord, la vie est rythmée par les petits-déjeuners autour de produits locaux, par les plats concoctés à bord, dorades cuites à l’unilatérale et autres tartares d’huitres, par les longues discussions le soir sur le pont, et par les manœuvres au passage des nombreuses écluses.

Cette vie est enrichie par les rencontres qui s’égrènent au fil de la journée, avec les éclusiers, le temps de la manœuvre, et les capitaines des ports. Autant de passionnés du Canal qui vivent au rythme des bateaux.


150 kilomètres dont 135 sur le canal, 41 écluses toutes plus belles les unes que les autres, 34 heures de navigation lente : aucun record à battre, juste le reflet de la profondeur du dépaysement.

 

A l’arrivée, nos passagers était heureux du voyage, des découvertes, de la rencontre, et c’est là le principal pour nous.

A l’arrivée, nous étions (très) contents de l’avoir fait, et de l’avoir partagé.



 

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